"Paradis Perdu" Miwa Nishimura
Photographies
Le propos de la série “Paradis perdu” tient sur cette idée que l’immensité est contenue dans l’infiniment petit. Miwa Nishimura se joue des obligations de dimensions et d’échelle et nous invite à pénétrer l’infiniment petit comme le ferait un botaniste muni d’une loupe. « La loupe du botaniste, c’est l’enfance retrouvée » dit justement Bachelard, car « les enfants regardent grand » dit-il.
Les photographies de Miwa Nishimura nous obligent à cet exercice : regarder grand, faire attention, examiner les choses au ralenti en séjournant le temps qu’il faut dans chaque image, car toutes les petites choses demandent de la lenteur… Cette perception des choses permet d’accéder à un monde nouveau, un au-delà du monde, un monde d’amour où les gens pressés n’entrent pas : voir de près les choses c’est les aimer. Les elfes de Miwa Nishimura, que seule une minutieuse observation révèle, disent le pouvoir contenu des visions oniriques, poétiques, seules capable d’infiltrer un réel que nous savons tous complexe et insaisissable.
Miwa Nishimura est diplômée de l’Ecole des Beaux Arts de Tokyo et de l’Ecole des Beaux Arts de Barcelone. Elle expose régulièrement au Japon, en France et en Europe.



